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Enseigner la natation sans piscine

Pas facile d’organiser des cours de natation en Brousse ou sur les îles, en l’absence de piscine. « En bassin, c’est calme, on voit le fond, explique Agnès Bourdelois, formatrice et professeur d’EPS au collège de Boulari. Mais en mer, il y a les marées, le vent, la houle, le fond est visible ou pas, il y a des patates… autant de choses qui rendent plus difficiles la pratique. » Au final, pour limiter les risques, une partie des professeurs de Brousse et des îles préfèrent éviter d’enseigner la natation à leurs collégiens.

Formation. Afin de faire évoluer cette situation, jeudi et vendredi, Agnès Bourdelois a dirigé une formation destinée à une dizaine de professeurs d’Education physique et sportive enseignant en Brousse et sur les îles. « Ils sont pris entre le devoir d’appliquer le programme et l’impossibilité de le mettre en œuvre en l’absence de piscine », résume la formatrice. Pendant deux jours, d’abord à la Côte-Blanche puis à la piscine de Boulari, Agnès Bourdelois a transmis quelques règles de sécurité, des informations pratiques et des exercices à ses collègues.

Responsabilité. Edouard Wabete, professeur d’EPS au collège Baganda de Kaala-Gomen, n’a pas encore expérimenté l’enseignement de la natation en eau libre. « Nous avons appris beaucoup de choses pendant cette formation : sur l’encadrement, la réglementation en matière de sécurité, sur les assurances, la responsabilité en cas de problème. Personnellement, je vais expérimenter l’an prochain, sur une ou deux classes pilote. »

Agnès Bourdelois voudrait interpeller les pouvoirs publics : « Ce serait bien que les provinces Nord et Îles puissent aménager des périmètres en eau libre. La natation est nécessaire au lycée, mais aussi pour certains concours comme pour devenir pompier ou militaire. »

A.W (édition des Nouvelles Calédoniennes du samedi 17 novembre 2012)

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